République française · Finances publiques · Données ouvertes
Cette exploration suit une logique de « pelure d'oignon ». On part de la richesse créée chaque année (le PIB), on regarde à quoi elle sert — consommation, investissement, et ce qui s'échange avec le reste du monde — puis on zoome sur la part collective : de toute la dépense publique jusqu'au budget de l'État.
Le solde extérieur (exportations − importations) est l'un des emplois du PIB : selon son signe il enrichit (excédent) ou appauvrit (déficit) la France face au reste du monde. Ce n'est donc pas un à-côté — c'est un maillon de la même identité comptable, détaillé dans l'onglet Commerce extérieur.
Source : Eurostat, comptes nationaux annuels, France, prix courants (M€), 2014-2024. Composition par branche = valeur ajoutée brute (nama_10_a10, agrégation A*10 ; le manufacturier est un sous-ensemble de l'industrie et n'est pas re-compté). Approche par la demande = nama_10_gdp (consommation des ménages et publique, investissement/FBCF, exportations, importations). Le PIB dépasse la somme des VA de branche car il ajoute les impôts sur les produits nets des subventions.
On zoome sur la part collective de la richesse : la dépense publique de toutes les administrations (~57 % du PIB). Le budget de l'État n'en est qu'un morceau — l'essentiel, la protection sociale, passe par la Sécurité sociale.
Source : Eurostat, comptes des administrations publiques par fonction (COFOG, gov_10a_exp), France, dernière année disponible, en Md€. Le total consolidé (S13) évite les doubles comptes ; la répartition par sous-secteur (État central S1311, Sécurité sociale S1314, collectivités S1313) est non consolidée — les transferts entre administrations (ex. subventions de l'État à la Sécu) y sont comptés deux fois, d'où une somme supérieure au total. Prochain zoom : le budget de l'État, cœur de l'administration centrale.
BG — budget général, le cœur de l'État. CAS — comptes d'affectation spéciale : des recettes fléchées financent des dépenses précises (ex. Pensions des fonctionnaires, contrôle routier). CCF — comptes de concours financiers : prêts et avances de l'État (ex. avances aux collectivités territoriales), qui se remboursent et s'équilibrent en grande partie.
Détail action-level : voté 2012, 2013, 2014, 2023, 2024, 2025 ; exécution 2012 et 2018. Recettes BG 2024-2025. Série de déficit 2012-2026 (points source officielle sourcés ; estimation à confirmer à valider). Dépenses en crédits de paiement, montants bruts ; le solde affiché est le solde budgétaire officiel. 2015-2017 / 2019-2022 en détail : non disponibles en open data (fichiers Chorus fermés) — backfill à intégrer. Backend api.php → MySQL fbud_*.
D'où vient l'argent du budget général ? Attention au vocabulaire : les recettes fiscales brutes comprennent ce que l'État rembourse ensuite (crédits d'impôt, TVA restituée aux entreprises…), et une partie des recettes est prélevée à la source pour les collectivités et l'Union européenne avant d'arriver au budget. Et le budget de l'État n'est qu'un collecteur parmi d'autres : la Sécurité sociale encaisse plus que lui.
Lois de finances initiales (état A des recettes, mission « Remboursements et dégrèvements »), en Md€ votés. Répartition par collecteur et par nature : Eurostat, gov_10a_taxag (recettes fiscales et cotisations sociales par sous-secteur receveur, hors cotisations imputées), France, dernière année disponible.
Les prélèvements obligatoires = impôts + cotisations sociales, rapportés au PIB. C'est la mesure standard de l'OCDE pour comparer les pays. Elle ne dit rien de qui paie ni de ce que l'on reçoit en échange (retraites, santé, école…) — mais elle situe la France.
OCDE, Statistiques des recettes publiques (DF_RSOECD), recettes fiscales totales des administrations publiques en % du PIB, classification OCDE (1000 revenus et bénéfices, 2000 cotisations sociales, 3000 salaires, 4000 patrimoine, 5000 biens et services, 6000 autres). La « moyenne OCDE » est la moyenne non pondérée des pays membres. L'Insee publie pour la France un taux légèrement différent (43,6 % en 2025) : périmètre et conventions diffèrent à la marge.
La dette publique est le stock accumulé des déficits passés. En % du PIB, elle mesure la capacité de l'économie à la porter ; par habitant, elle donne l'ordre de grandeur de ce que chacun « porte ». Les deux lectures sont utiles — et ne classent pas les pays dans le même ordre.
FMI, World Economic Outlook (dette brute des administrations publiques en % du PIB, PIB en dollars courants, population, solde public) ; les années 2025-2026 sont des estimations ou prévisions du FMI. Conversion en euros au taux de change annuel moyen de la BCE. Pour la France, l'Insee donne 3 460,5 Md€ fin 2025 (115,6 % du PIB) : le FMI est cohérent à quelques dixièmes près.
Dernière couche : comment la richesse française s'articule avec le reste du monde. Dans l'identité du PIB, les exportations moins importations sont la part échangée avec l'étranger — ici en biens, par zone (UE / pays tiers) puis par pays.
Source : Eurostat (ext_lt_intratrd), échanges de biens, France déclarante, 2014-2024, en millions d'euros. Zones : Union européenne (UE27), pays tiers (extra-UE27) et monde ; ventilation par sections SITC (agro, énergie, chimie, machines & transport, autres manufacturés…). Il s'agit de la balance commerciale (biens) : la balance des paiements complète (services, revenus) et le détail pays-par-pays demandent la Banque de France / un extrait Comext (les API ouvertes plafonnent le bilatéral pays par pays) — enrichissement prévu.