France · population au 1er janvier · 1991 → 2100

La pyramide se déforme

Trente ans de vieillissement en une image, puis la question qui fâche : combien d'actifs pour un retraité, selon l'âge de départ ?

HommesFemmes Référence 1995
Effectifs par âge révolu (milliers). Survolez une barre pour suivre une génération.

Écart par âge

Le « bourrelet » du baby-boom glisse vers le haut : les creux et les bosses sont des générations, pas des âges.

Structure par grands âges

Part de chaque tranche dans la population totale. Trait vertical : année affichée.

Actifs par retraité, selon l'âge de départ

Trait épais : vos réglages. Traits fins : même hypothèses d'emploi, âge de départ fixe.

Âge de départ qu'il faudrait pour garder un ratio constant

Ratio cible :
Âge (en années) auquel il faudrait partir chaque année pour maintenir le ratio cible, avec les hypothèses d'entrée et d'emploi choisies.

Méthode & limites

Actifs = population entre l'âge d'entrée et l'âge de départ, pondérée (ou non) par un taux d'emploi par tranche. Retraités = toute la population au-delà de l'âge de départ. Un âge fractionnaire (ex. 63,5) compte la moitié de la génération concernée de chaque côté.

C'est un ratio démographique, pas le ratio cotisants / retraités du COR (≈ 1,7 aujourd'hui) : il ignore les départs anticipés, le cumul emploi-retraite, les pensions de réversion, le chômage des seniors au-delà du taux choisi, et suppose que les taux d'emploi restent constants dans le temps.

* Trajectoire légale indicative : 60 ans jusqu'en 2010, montée à 62 ans (2011–2017), puis à 64 ans (2023–2030), 64 ans ensuite — sans tenir compte des évolutions législatives postérieures à la réforme de 2023, ni du fait que l'âge légal s'applique par génération.

Un système par répartition ne finance pas des retraites avec des personnes, mais avec la richesse qu'elles produisent. Si chaque actif produit davantage — par exemple grâce à l'IA — le vieillissement pèse moins. À condition que les gains existent, et qu'ils atterrissent dans l'assiette qui finance les pensions : les salaires.

Effort nécessaire pour financer les retraites (2025 = 100)

Au-dessus de 100 : il faut prélever davantage qu'aujourd'hui (ou baisser les pensions, ou partir plus tard). L'écart entre les deux courbes pleines, c'est la richesse créée qui échappe aux cotisations sur les salaires.

Richesse produite par retraité (2025 = 100)

Production des actifs rapportée au nombre de retraités. Pointillé : démographie seule, sans aucun gain de productivité.

Méthode & limites

On part du ratio actifs / retraités de l'onglet ② (mêmes âges et taux d'emploi). La production par actif croît de la productivité tendancielle, plus le gain IA, qui monte linéairement sur dix ans à partir de l'année choisie. Le salaire par actif croît de la tendance plus la seule part des gains IA qui va aux salaires. La pension moyenne réelle suit une fraction de la croissance des salaires : 0 % = indexation pure sur les prix, 100 % = pensions qui suivent intégralement les salaires (le renouvellement des générations fait qu'en pratique la pension moyenne progresse, même quand les pensions liquidées sont indexées sur les prix).

Poids dans le PIB = retraités × pension ÷ (actifs × production par actif). Taux de cotisation nécessaire = retraités × pension ÷ (actifs × salaire). Tout est exprimé relativement à 2025 : il s'agit d'ordres de grandeur, pas d'une projection financière. Le modèle ignore l'effet de l'IA sur l'emploi lui-même (davantage ou moins d'actifs), le partage entre revenus du travail et du capital hors IA, et toute modification des règles.