Émissions fossiles de CO₂ par région
Émissions territoriales issues des combustibles fossiles et du ciment (hors changement d'usage des sols). Les régions suivent la classification OWID ; le transport international est hors régions.
Émissions par habitant (t CO₂ / an)
Population (milliards)
Émissions cumulées depuis 1850 par région (Gt CO₂)
Le cumul est l'indicateur pertinent pour la responsabilité historique : le CO₂ reste plusieurs siècles dans l'atmosphère.
Évolution indexée (base 100 à l'année de référence)
Émissions = Population × Émissions par habitant. Les deux facteurs se combinent en multiplication (courbes de log identiques une fois indexées).
Contribution à la variation des émissions
Décomposition logarithmique (LMDI) : la variation des émissions est répartie exactement entre effet population et effet intensité par habitant.
Émissions par source (Mt CO₂)
Population vs émissions par habitant
Taille des bulles proportionnelle aux émissions totales. Les pays suivis sont cerclés, étiquetés, et leur chemin depuis 1850 est tracé. En mode linéaire, les pays au-dessus du plafond (Qatar, Koweït…) sont posés sur le bord haut. « Vidéo » rejoue l'animation depuis 1850 et télécharge un fichier WebM.
Responsabilité historique vs poids actuel
Part de chaque pays dans les émissions cumulées depuis 1850 (vertical) contre sa part dans les émissions de l'année (horizontal). Sur la diagonale, un pays pèse autant dans le passé que dans le présent ; au-dessus, sa responsabilité historique dépasse son poids actuel (Europe, États-Unis) ; en dessous, c'est l'inverse (Chine, Inde, Golfe).
Échelles logarithmiques, pays au-dessus de 0,01 % des émissions dans les deux dimensions. Taille des bulles proportionnelle à la population. Le cumul est calculé depuis 1750 par OWID (la période 1750-1850 pèse moins de 1 %).
Découplage : richesse et émissions par habitant
PIB par habitant (horizontal, dollars internationaux 2011, échelle log) contre émissions de CO₂ par habitant (vertical). Pendant l'industrialisation, tous les pays montent le long d'une même pente ; la question est de savoir qui parvient ensuite à s'enrichir en émettant moins.
PIB : Maddison Project Database via OWID, disponible jusqu'en 2022 pour 164 pays. Émissions territoriales (les importations ne sont pas comptées, ce qui flatte les pays désindustrialisés). Taille des bulles proportionnelle à la population.
De l'énergie consommée au CO₂ émis
Le CO₂ fossile est d'abord une affaire d'énergie : environ 90 % des émissions viennent de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz. À gauche, l'énergie primaire consommée par source ; à droite, le CO₂ qui en résulte. Le charbon pèse beaucoup plus lourd côté CO₂ que côté énergie, tandis que le nucléaire et les renouvelables ne produisent presque pas de CO₂ direct.
Hauteurs à gauche proportionnelles à l'énergie primaire (TWh), à droite aux émissions (Mt CO₂) : les deux colonnes ont chacune leur échelle et font la même hauteur totale. Le facteur d'émission affiché sur chaque combustible fossile est calculé en divisant ses émissions par sa consommation (t CO₂ / MWh). Le ciment et le torchage émettent du CO₂ sans être une consommation d'énergie (réaction chimique du calcaire, gaz brûlé sur les sites pétroliers).
Énergie primaire par source (EJ)
Intensité carbone de l'énergie
Identité de Kaya : qu'est-ce qui a fait bouger les émissions ?
CO₂ = Population × PIB par habitant × Énergie par unité de PIB × CO₂ par unité d'énergie. La décomposition (LMDI) répartit exactement la variation des émissions entre ces quatre facteurs.
PIB : Maddison Project (jusqu'en 2022). Émissions liées à l'énergie = charbon + pétrole + gaz + torchage (hors ciment et autres procédés industriels).
Électricité : production par source et intensité carbone
Production d'électricité (TWh, Ember / Energy Institute) et intensité carbone du kWh (g CO₂ / kWh, cycle de vie). L'électricité ne représente qu'environ 20 % de la consommation finale mondiale mais près de 40 % des émissions liées à l'énergie.
Énergie : Our World in Data — Energy (Energy Institute Statistical Review, Ember), 1965 et après. L'énergie primaire est comptée selon la « méthode de substitution » : l'électricité nucléaire, hydraulique, éolienne et solaire est convertie dans la quantité de combustible fossile qu'il aurait fallu brûler pour la produire (rendement ≈ 40 %), ce qui la rend comparable aux combustibles.